catégoriquement refusé de financer cette opération en octobre dernier, vient finalement d’accepter, avec un grand sourire. Etonnant ? Pas tant que cela. Gelée par la crise lors des derniers mois de 2008, l’offre
de crédits immobiliers est en train de se débloquer. Sur ce marché stratégique pour elles, les banques, soucieuses de reconstituer leurs marges et de reconquérir des clients, se livrent de nouveau à une rude concurrence. Et comme, dans le même temps, elles se refinancent
à des taux orientés à la baisse, ceux des prêts qu’elles accordent affichent un net recul.
En moyenne, les taux fixes à 20 ans (hors assurance) proposés
aux particuliers sont tombés à 4,70%, contre 5,40% il y a six mois.
Pour notre couple lillois, c’est loin d’être négligeable : d’octobre à mars, leur capacité d’emprunt a augmenté de 13250 euros, juste ce qu’il fallait pour réunir les 248000 euros dont ils avaient besoin.
Les dernières statistiques du courtier Empruntis confirment cette embellie : en un mois, de janvier à février, la proportion de candidats
au crédit qui se sont heurtés à un refus est passée de 21% à 7%.
Et ce pourcentage pourrait encore baisser si, comme prévu, la détente
du loyer de l’argent se poursuit et que les banques continuent à assouplir les conditions d’octroi des prêts (par exemple, il est de nouveau possible d’emprunter avec moins de 10% d’apport personnel).
Cela dit, n’allez quand même pas croire que décrocher un crédit dans
de bonnes conditions est devenu aussi aisé qu’à la grande époque
de la flambée immobilière. Beaucoup de banques demeurent prudentes
et exigent toujours de solides garanties. D’autres se montrent gourmandes et tardent à suivre le mouvement général de baisse
des taux. A vous de faire jouer la concurrence pour les obliger à lâcher
du lest.
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